Selon nos sources, le Conseil de sécurité du gouvernement allemand a donné son feu vert à un contrat de vente d’armes et de matériel militaire à l’armée algérienne d’un montant de 10 milliards d’euros. Si les autorisations d’exportations sont validées, ce contrat serait le plus important jamais signé par l’Algérie avec un pays occidental.

Les groupes allemands Rheinmetall et MAN doivent construire des blindés de transport Fuchs. Daimler compte vendre des camions et des tout-terrains. ThyssenKrupp compte construire des frégates de Meko A-200 et former les personnels navals algériens. Jusqu’à présent, l’Algérie était une chasse gardée pour les industriels russes de l’armement mais le pays se tourne désormais vers l’Allemagne pour diversifier ses fournisseurs en matériel militaire et d’armement.

Les entreprises allemandes de communications sécurisées EADS Cassidian, Rhode & Schwarz et Carl Zeiss interviendront, elles, sur le terrain de la gestion de la défense et de la sécurité des frontières. EADS avait déjà fourni des systèmes de sécurité similaires à l’Arabie Saoudite. Par ces contrats, l’Algérie vient de confirmer son statut d’un des importants acheteurs d’armes au monde.

La France, 4ème exportateur mondial d’armements est très peu présent en Algérie où les prises de commandes n’ont représenté que 9,4 millions d’euros en 2009. Les principaux clients armements de la France au Moyen-Orient sur la période 1999-2008 sont les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite. L’ implication de la France dans le conflit libyen pourrait coûter cher aux exportateurs d’armes françaises. Le gouvernement algérien voit d’un très mauvais oeil la livraison d’armes françaises à ses frontières aux rebelles du CNT, livraison d’ailleurs constestée au sein même de l’OTAN.

Photo: Un Condor 2 ISV (U5000) – fond Infosdefense.com