Wikileaks revient et affirme - dans rapport présenté comme classifié – que l’armée américaine et le département de la Défense ont « projeté de détruite » le site. Le rapport de 32 pages serait intitulé « Wikileaks.org : un référence en ligne pour les services de renseignements étrangers, les insurgés ou les groupes terroristes ? ».
« Wikileaks.org présente une menace pour l’armée américaine », note le rapport. « Certaines informations peuvent avoir une valeur pour les services de renseignements étrangers, pour les forces militaires étrangères, pour les insurgés étrangers, et pour les groupes terroristes étrangers pour collecter des informations ou préparer des attaques contre les forces américaines. »
Attention aux faux documents et à la désinformation
Par ailleurs, le rapport pointe que « Wikileaks peut être utilisé pour publier des informations fabriquées, de la désinformation et de la propagande ». « Tout le monde peut poster des informations sur Wikileaks, et il n’y a aucun contrôle éditorial, ni vérification. »
Pour contrer Wikileaks, le rapport préconise une « identification, la cessation d’emploi, ou des poursuites judiciaires contre [ces employés du gouvernement] actuels ou anciens qui postent des documents sur Wikileaks ». Ceci permettrait également de « dissuader les autres d’utiliser [le site] pour rendre publiques des informations ». Alors que le site menace de fermer depuis plusieurs mois, il est soutenu par plusieurs associations de journalistes et des droits à la liberté d’expression, pour une poignée d’entre eux, il faut « se méfier des faux documents et de la désinformation, le travail d’un journaliste étant de vérifier les documents et/ou les sources lui permettant de donner une information claire, précise et vérifiée ».
« Wikileaks c’est comme wikipédia, on peut balancer n’importe quoi sur n’importe qui. Fabriquer un faux document et le rendre sexy n’est pas bien compliqué… » Explique un journaliste d’investigation.

Pas de commentaires
Soyez le premier à donner votre avis, soyez clair et pertinent, la politesse n'est pas une option.