Le dimanche 14 février au soir, a été un soulagement – si l’on- peut dire. La famille, les proches et les confrères de Stéphane et Hervé, ont « officiellement » eu des nouvelles de l’avancé des négociations. La rédaction de France 3 a donc décidé de diffuser des extraits de la vidéo dans laquelle on aperçoit les deux reporters du magazine Pièces à conviction de France 3. Une preuve de vie qui intervient alors qu’ils ont été enlevés le 30 décembre dernier en Afghanistan par les talibans en même temps que leurs trois accompagnateurs afghans. « Nous avons choisi de masquer les visages comme nous le faisons dans chaque cas de prise d’otage et par égard pour les familles. Sans oublier que cette vidéo a peut-être été, je dis bien peut-être, tournée sous la contrainte », a indiqué Paul Nahon, directeur des magazines d’information de France Télévisions.


Dans leur JT du soir, TF1, France 2 et M6 ont évoqué la vidéo sans la diffuser, se contentant d’afficher à l’antenne une capture de l’enregistrement et en prenant soin, là aussi, de masquer les visages.

D’autre part, France 3 est revenue dimanche soir sur l’état de santé des journalistes et sur l’avancée des négociations. « Ces images datent en fait d’il y a trois semaines, mais depuis nous avons reçu d’autres preuves de vie. On peut dire ce soir que nos deux confrères et leurs trois accompagnateurs sont en bonne santé et qu’ils sont bien traités », a indiqué Paul Nahon. « Un contact a été établi par les autorités françaises avec les ravisseurs (…) Le fil de la négociation est encore très fragile mais les choses avancent », a-t-il assuré.

Alors que nous sommes au lendemain du lancement d’une offensive majeure visant à déloger les talibans, les soldats afghans et de l’OTAN tentaient dimanche de sécuriser Marjah, bastion des talibans situé au sud du pays, il ne s’agit pas de la région où se trouveraient Stéphane et Hervé.

Selon nos sources à la DGSE – les services secrets français – les négociations continuent et le moral des agents sur le terrain assistés par les militaires sur place « serait au beau fixe » sans pour autant « quitter de vue notre objectif ». Les spécialistes évoquent la piste d’un enlèvement crapuleux.